Contributions

Justice Partisane

 

 

 

 

On ne peut pas parler de justice dans un état injuste.

 

L’affaire Barthelemy Dias à des relents politiciens très forts qui mettent à nu les failles d’une justice inéquitable, partisane et à plusieurs vitesses.

Comment l’on peut comprendre que dans un état de droit avec une justice impartiale que les commanditaires de l’agression d’un élu du peuple et d’une institution peuvent être libres de toutes poursuites et que la victime de ces agressions est inculpée pour homicide ?

Comment peux on comprendre que dans un état de droit que la police dont la mission principale est de protéger les citoyens et leurs biens ait pu faillir à sa mission avec preuve à l’appui sous le regard du monde entier et que des têtes ne sont pas tombées et des lettres de démission non présentées ?

Comment peut on comprendre dans un état de droit qu’un ministre de la république à fortiori le ministre de l’intérieur, le premier des policiers et de surcroit un avocat de formation ait pu commettre la bourde de commenter sur une enquête en cours et ait l’indécence de donner un verdict avant que l’enquête de la police ne soit bouclée influençant de facto l’enquête en cours ?

Qui pourrait m’expliquer que dans un état de droit qu’un très proche collaborateur du président de la république soit mêlé à un acte barbarique de violence et d’agression et se perdre dans la nature et disparaitre comme par magie et reste introuvable sans la complicité tacite de la présidence de la république ?

Comment peut-on comprendre que le parti au pouvoir lors de son congres d’investiture tant décrié décrète une minute de silence à la mémoire d’un nervi parti agressé un élu du peuple ?

Cette minute de silence n’est t-elle pas un aveu flagrant de culpabilité du parti au pouvoir ?

Dés le début de cette affaire on sent un coup ourdi par le pouvoir en place et ses sbires pour museler le téméraire et fougueux Barthelemy Diaz et couper la tête de l’opposition radicale et parer à toute éventualité de manifestation de l’aile dure de l’opposition.

Malgré les zones d’ombre non élucidées par rapport à l’arme du crime et des contradictions dans l’enquête de la police , l’état sénégalais qui une fois de plus se confond avec le parti au pouvoir cherche un bouc émissaire en la personne de Barthelemy Diaz dont le seul crime est de se défendre et vouloir sauver sa vie en face d’une meute de nervis armés jusqu’aux dents et qui étaient prêts à lui faire la peau et servir d’exemple à toute l’opposition que toute future velléité sera réprimandée avec force avec comme excuse l’état de droit.

On ne peut pas parler de justice dans un état injuste dont toutes les actions sont partisanes, une justice à la solde du pouvoir en place.

Le Sénégal est au bord du gouffre avec ce forcing du parti au pouvoir qui tente tant bien que mal de museler un peuple décidé à en découdre et de ne plus se laisser faire.

« En vérité Dieu ne change l’état d’un peuple que si ce peuple change en lui-même. »

 

Publie en 2011

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