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Etat de Droit?

 

 

 

 

 

“ L’Etat a le monopole de la violence dans un état de droit…”

                                                                                           Dixit  Ousmane  Ngom

Les paroles du ministre de l’intérieur au sujet de l’affaire de la mairie de Sacré Cœur ne sont que le reflet de la conviction du parti au pouvoir et de  ses sbires qu’ils ont le monopole de la violence , qu’ils peuvent  attaquer , intimider , cogner , tuer  comme ils veulent sans avoir de compte à rendre à personne.

L’appareil d’état a été utilise par les bleus  depuis leur accession au pouvoir pour atteindre leur objectifs politiques.

On ne saurait ignorer l’instauration d’une justice à deux mesures, une justice partisane aux mains liées sous le dictat du président de la république.

Abdoulaye Wade a su accomplir la prouesse de soumettre le pouvoir législatif et judiciaire sous son dictat avec l’argent distribué aux juges qui ont accepté de troquer leur indépendance pour de la monnaie sonnante et trébuchante.

Tous les pouvoirs de décision sont entre les mains du président qui légifère, juge et exécute selon ses humeurs.

Combien d’opposants ont été  attaqués, battus, blessés, humiliés dans leur chair, tués par le parti au pouvoir ?

Les nervis qui ont été  recrutés pour faire ces sales besognes d’intimidation, d’agressions physiques et de meurtres hument toujours l’air de la liberté et n’ont jamais eu à se soucier des répercussions de leur actions abjects protégés qu’ils sont par leurs commanditaires qui ne sont d’autres que les partisans du PDS.

Qu’est-il advenu des agresseurs de Talla Sylla ? Quid des meurtriers de maitre Babacar Seye qui a été lâchement assassiné ? Les agresseurs  et commanditaires du saccage du journal As & Chrono sont toujours entrain de courir les rues, libres comme le vent sans être inquiétés.

Une simple analyse montrerait que tous ces crimes impunis ont un point commun : le PDS.

Quand l’Etat garant de la sécurité des biens et personnes a un comportement partisan et se confond avec le parti au pouvoir et échoue dans sa mission de protection et de sécurisation, quelle alternative est laissée au citoyen ? Se faire agresser, battre, humilier, mutiler, massacrer, tuer par  ses sbires convaincus de leur impunité sans réagir ou refuser d’être une victime  d’une telle injustice et se défendre soi même ?

Le film des échauffourées de la mairie de Sacré  Cœur montrent indéniablement l’échec des forces de sécurité qui n’ont pas pu contrôler la situation et éviter une mort d’homme. On a assisté à une police passive, impuissante qui a failli à sa mission de sécurisation des biens et personnes.

Dans un Etat de droit comme le dit si bien Ousmane Ngom le ministre de l’intérieur, le commissaire de police qui était sur les lieux et qui n’a pas pu faire le boulot pour lequel il a été formé aurait présenté sa démission parce qu’il a failli à sa mission et les cameras du monde entier en sont témoins.

Dans un Etat de droit, le ministre de l’intérieur actuel aurait aussi présenté sa démission étant donne que ses subordonnés ont failli à leur mission et ont fait une bourde colossale  en étant passifs ce qui a entrainé une mort d’homme, si meurtre il ya ils sont aussi coupables que le meurtrier parce qu’ils ont échoué a l’exercice de leur fonction, mais on n’est pas dans un état de droit mais plutôt un pseudo état de droit avec une justice à deux mesures.

Ce ne seront point les lutteurs sbires ou les écrivains sbires du PDS payés a la lettre et à la contribution sur internet puant le manque de foi qui tels une meute de chiens enragés sur la toile de l’internet crient à tue tête la condamnation et le sacrifice sous l’autel  politique de Barthélémy Diaz qui pourront convaincre qu’on est dans un Etat de droit ou la justice est impartiale.

« Innocent until proven guilty », la présomption d’innocence de l’état de droit a été jetée manu militari aux oubliettes et l’agneau du sacrifice a été déjà désigné sans attendre les résultats de l’enquête de la police et ceux des experts balistiques.

Jusqu’à présent rien ne prouve que la balle qui a tue Ndiaga Diouf provient de l’arme du maire de Sacre Cœur si ce n’est que pures supputations et élucubrations mais déjà on assiste a l’autodafé de Barthélémy Dias sans aucune évidence par les sorciers de la plume et du droit du pouvoir en place.

Abdoulaye Wade ne connait que le langage de la violence, en onze ans de magistère, seules les manifestations des marchands ambulants et celles du 23 juin ont pu le faire reculer, ce ne sera pas avec la parole et les négociations qu’il partira. Si le PDS parvient à faire avaler la pilule de l’Etat de droit au peuple sénégalais et réussir le pari de museler le fougueux et téméraire Barthelemy Diaz qui a toujours été un casse tête pour les bleus, Abdoulaye Wade se maintenira  au pouvoir  et évoquera l’Etat de droit en instaurant l’état de siège après des élections truquées et nul n’adviendra car il a su très tôt gagner le bras de fer psychologique.

Condamner Barthélémy Diaz sans condamner  les commanditaires de toutes les victimes d’agressions politiques, de la police qui a échoué à sa mission salvatrice serait équivalent à condamner le peuple sénégalais à subir les exactions injustes et arbitraires  du parti au pouvoir en connivence avec l’appareil d’état et serait une tentative de museler le peuple pour qu’il accepte sans sourciller un coup d’état politique  lors des prochaines joutes électorales.

« En vérité Dieu ne change l’état d’un peuple que si ce peuple change en lui-même. »

 

Publie en 2011

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