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Au bout du suspense, le Real Madrid s’offre l’Atletico et décroche sa 11e Ligue des champions

Real-Madrid Au terme d’une séance de tirs aux buts irrespirable, à San Siro, le Real Madrid a remporté sa 11e Ligue des champions en dominant l’Atletico Madrid (1-1, 5-3 tab). Les hommes de Zinedine Zidane sont champions d’Europe.

Avant ce 28 mai 2016, le Real Madrid pouvait déjà revendiquer le plus beau palmarès d’Europe. En remportant la Ligue des champions 2016 face à l’Atletico Madrid (1-1, 5-3 tab), il a encore un peu plus creusé l’écart avec ses poursuivants. Sous la houlette de Zinedine Zidane, premier entraîneur français à remporter la « coupe aux grandes oreilles », les Merengue ont décroché leur 11e titre continental majeur. Un succès acté au terme d’une rencontre irrespirable, plus indécise encore que la finale de 2014, qui s’était déjà joué au-delà des 90 minutes entre les deux clubs madrilènes.

D’entrée de jeu, ce sont les joueurs de la Maison Blanche ont posé le pied sur le ballon. Et si la toute première tentative du match, signée Cristiano Ronaldo, a trouvé miraculeusement les gants d’Oblak (6e), les protégés de « Zizou » n’ont pas mis longtemps à prendre leurs responsabilités.

Au quart d’heure de jeu, c’est le capitaine Sergio Ramos qui s’en est lui-même chargé.Comme il y a deux ans à ce stade de la compétition, le défenseur a marqué un but décisif. Sur un long coup franc tiré par Kroos, Bale est parvenu à prolonger dans l’axe pour son capitaine, qui n’a plus eu qu’à pousser le ballon au fond des filets (1-0, 16e).

Dépités, les hommes de Diego Simeone ont mis vingt bonnes minutes à se relever. Mais même remobilisés, ils n’ont pas réussi à revenir durant ce premier acte. Griezmann a bien tenté de trouver les filets (30e, 34e, 39e, 43e), mais sans succès tandis que Torres, lui, traversait ce premier acte tel un fantôme. El Niño n’aura même pas réussi une seule passe durant les 45 premières minutes… et c’est pourtant lui qui allait être à l’origine du réveil de l’Atletico.

Griezmann manque le coche

Au retour des vestiaires, sur un ballon anodin, dos au but, le numéro 9 s’est écroulé sur un contact léger avec Pepe. L’arbitre de la rencontre, le Britannique Mark Clattenburg, n’a pas hésité et désigné le point de pénalty. L’offrande, dans les pieds de Griezmann, a terminé sur la barre transversale de Keylor Navas, au grand dam des quelques 35 000 supporters colchoneros (46e).

La chance avait-elle définitivement choisi son camp ? Dix minutes plus tard, Savic, servi dans l’axe, en a probablement été convaincu lorsqu’il a vu sa reprise frôler le montant droit de Navas, pourtant battu (54e).

Et si Saul Niguez a lui aussi cru permettre aux siens de recoller juste avant l’heure de jeu (59e), c’est le Real Madrid qui est passé tout proche du break. Karim Benzema, parfaitement alerté côté droit, s’est présenté seul face à Oblak. Le Français, mal inspiré sur le coup malgré une belle prestation, n’a pas su trouver la faille (70e).

Derrière, les Merengue se sont même offerts une double occasion, mais Cristiano Ronaldo et Gareth Bale ont tous les deux buté sur Oblak (78e).

Un « thriller » attendu mais haletant

Puis, alors que l’Atleti semblait peu à peu se résigner à l’inéluctable, Yannick Carrasco, entré à la pause, a surgi au second poteau. L’ancien Monégasque, à la réception d’un centre de tendu de Juanfran, a permis aux Colchoneros de recoller (1-1, 79e). Comme en 2014, les deux Madrid allaient devoir se départager en prolongations.

Mais cette saison, les Merengue ont eu le bon goût de ne pas tuer le suspense d’entrée. Dans un San Siro totalement paralysé par l’enjeu, Cristiano Ronaldo (94e), Danilo (102e) puis Lucas Vazquez (118e) ont bien essayé de forcer la décision, mais il était dit que cette finale se devait de préserver le suspense jusqu’au bout.

Et après un sans faute des six premiers tireurs, Juanfran a précipité la chute des Matelassiers. Sa tentative, bien arrêtée par Navas sur sa ligne, a offert à Cristiano Ronaldo l’occasion de tirer pour la gagne. Un honneur dont ne s’est pas privé la star portugaise, qui a propulsé le cuir dans les filets d’Oblak.

Une triste fin pour des Colchoneros méritants, qui auront effectué une campagne européenne au presque parfait, en sortant le Barça en quarts puis le Bayern en demie. Mais la dernière marche, comme en 1974 et en 2014, était toujours un peu trop haute.

Pour le Real, en revanche, la soirée aura été une nouvelle fois magique avec, à la clé une « undecima » qui place un peu plus le club au sommet du foot européen. Et que dire de Zinedine Zidane, passé en l’espace de cinq mois d’entraîneur en devenir à vainqueur de la Ligue des champions… Une ascension fulgurante qui écrit un peu plus la légende de l’ancien numéro 10 des Bleus.

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